Le FLC (syndicat des ouvriers de l’école, universités et centres de recherches uni à la CGIL) a été entre les principaux forces d’opposition à la loi d’autonomie différenciée en Italie, à partir de sa élaboration au milieu de la nouvelle majorité parlementaire (notamment, l’union entre le droite pseudo modéré et l’extrême droite postfasciste ou soi-disant souverainiste : tous les deux atlantistes et néolibéral avec propositions autoritaires) sortie des dernières élections en Italie (septembre 2022). Bientôt nous avons compris qu’il faut entendre l’autonomie différenciée au seine de une nouvelle transformation contre la Constitution antifasciste et populaire sortie à la fin de la Resistance – donc une Constitution à défendre par les organisations des travailleurs et par les socialistes qui restent ; cette transformation aura aussi une dernier temps avec l’institution du « premierat « qui changerait l’Italie en une république semi-présidentielle en attendant un Mussolini le petit ou mieux un nouveau Draghi de Goldmann Sachs…
Il y a 40 ans, depuis les premières années de la soi-disant Seconde République en Italie, tous les expériences politiques et sociaux témoignent que chaque transformation constitutionnelle a été mauvaise pour les travailleurs et les classes populaires, qui avaient trouvé – grâce à ses mobilisations et un système politique parfois réceptif des requêtes démocratiques – des véritables progressions à tous les niveaux.
Avec la fin de cette système politique – collapsé par ses lourdes fautes et aussi pour un véritable complot organisé par les milieux financiers du monde anglo-américaine – les nouvelles forces politiques ont suivi – avec différents instruments – la même « symphonie « néolibérale et atlantique. La même distinction entre pro Berlusconi et contre lui – une distinction qu’a marquée le débat politique italien environ 30 ans (plus qu’une génération !) – a été un formidable moyen pour couvrir et nier les analogies sinon les identités entre la soi-disant gauche néolibérale et la droite aussi néolibérale. Les organisations syndicales aussi ont suivi cette tendance, en quittant chaque référence à une politique unitaire de classe et des luttes sociaux à outrance. La plupart des syndicats a choisi d’être coordonnée au pouvoir politique (et économique) et/ou de faire assistance individuelle aux inscrits. À la fin de cet processus d’involution politique et culturelle, les conséquences pour les travailleurs italiens sont : beaucoup de désoccupation ou précarité au travail surtout pour les jeunes, les femmes et ceux du Midi d’Italie (à nouveau une véritable colonie intérieure pour les élites nationaux) ; méfiance répandue des travailleurs vers la gauche (sans phrase) et les syndicats, donc l’abstentionnisme populaire et du Midi ou le retour du vote clientélaire ou contrôlé par la « mafia « ; une retraite toujours plus pauvre et loin (aujourd’hui entre 67 et 69 ans !) ; la perte de une santé universelle (déjà régionalisée il y a 20 ans), gratuite et surtout de niveau suffisant ; la transformation des écoles vers des entreprises privées pour instances individuelles, différenciées par milieux sociaux et par régions ; un répandu individualisme dans une société amorphe de consommation ; en fin l’absence de une perspective néosocialiste. Hélas ! La révolution passive de masse, selon une formule de Gramsci, a été accompli.
Etant cette condition historique, c’est claire l’importance des plus qu’un million de signatures (1.291.488) pour le référendum contre l’autonomie différenciée. Une nouvelle période de referendum a commencée puisque autres propositions ont pris suffisants signatures avec l’engagement notamment de la CGIL et de la petite gauche anti-libérale : contre les renvois illégitimes et pour un nouvel article 18 (ex loi 300-1970 : le Statut des droits des travailleurs voulu par le socialiste ministre Brodolini). Enfin, une proposition de loi pour étendre la citoyenneté à les résidents étrangères.
Mais cet instrument – les referendum – ont trois ennemis. Il faudra passer par les décisions de la « Corte costituzionale « (le conseil suprême en Italie pour les questions constitutionnelles) : je ne serai sûr qu’elle accueillerait toutes les propositions, puisqu’elle s’est montrée parfois plus attentive aux exigences de l’Union européen que de la même Constitution originale (par exemple sur les politiques d’austérité) et de la préservation du status quo. Donc, il faudra voir la choix politique de la majorité : elle pourrait aller jusqu’à une collision avec les oppositions en exaspérant les politiques autoritaires déjà issues ou jusqu’à la suspension des droits électorales en soulignant la participation à la guerre en Ukraine ou au génocide en Palestine. Enfin, en printemps prochaine, nous pourrons aller à voter mais il faudra obtenir la majorité des électeurs, c’est-à-dire environs 26 millions.
C’est qui feraient les travailleurs ? Ils seront décisifs. Le gouvernement et part des opposants préfèrent l’abstentionnisme pour une victoire du status quo. Nous nous sommes engagés pour la participation populaire, foyer de nouveaux étapes démocratiques.
Gaetano Colantuono
Co-directeur des Quaderni di Risorgimento socialista

